
En cette fin de soirée
Sur la plage elle part se promener.
Par cette balade au bord de la mer
Elle souhaiterait oublier sa misère.
Les vague viennent s'échouer à ses pieds,
Sur le sable à cette heure déserté.
Cet endroit qui, la journée si vivant,
Bercé au rythme du rire des enfants
Est désormais calme.
Elle est seule.
Seule, entourée d'infini.
Infini de cette eau, infini de ces cieux
Qui se couvrent peu à peu d'astres si lumineux.
Elle s'asseoit sur le sable et laisse aller son âme,
Contemplant l'océan qui, lui, n'est pas de larmes.
Elle plonge son regard dans cette immensité
Et ne peut plus longtemps s'empecher de pleurer.
Tant de souvenirs, tant de bons moments,
Images qu'elle ne pourra oublier un instant.
Ces instants passés, toutes ces joies partagées
Ne sont plus désormais que de simples reflets.
Reflets du temps qui passe et ne s'arrete pas
Laissant derrière elle ces innombrables joies.
Ces émotions ne sont plus que des souvenirs
Qui, elle l'espere, jamais ne vont périr.
Il lui manque tant, lui qui n'est plus là,
Ce garçon qui toujours l'entourait de ses bras,
Lui qu'elle aimait tellement et qu'elle chérissait.
Il s'en est aller, la laissant seule, abandonnée.
Elle ne peut lui en vouloir, mais est pleine de désespoir,
Et désire rester là, sur la plage, seule ce soir.
N'embeter personne avec ses soucis,
Juste demeurer ici pour passer la nuit.
Elle s'allonge sur le sable et ferme les yeux,
Avec pour seul toit l'immensité des cieux,
Elle s'endort, bercée par le bruit des vagues qui s'échouent
Elle qui sans lui n'est comme plus rien du tout.